Réfugiés : appel à l’accueil et à la charité diocésains

Le drame humain qui se joue au Proche et Moyen Orient ou en Afrique du Maghreb jusqu’aux confins subsahariens, est loin d’être terminé. Tous les jours des milliers de personnes persécutées fuient leurs pays d’origine, menacées par des conflits qui les dépassent. La Syrie et l’Irak sont à feu et à Sang, tout comme la Libye ou le Niger. Les réfugiés de guerre affluent massivement sur des embarcations de fortune pour tenter de rejoindre une terre d’Asile sur le continent européen qui leur fait entrevoir l’espoir de survie. Sans être certains d’y parvenir d’une part et en se confrontant au choc des cultures et à l’intolérance contextuelle des populations européennes. Toutefois la solidarité existe et les initiatives s’organisent ici et là pour venir en aide à ceux que l’on appelle désormais “les migrants” alors qu’ils ne sont autres que des réfugiés de guerre. Des foyers d’accueil ont été créés à la hâte pour endiguer une crise sanitaire venue s’ajouter à la crise humanitaire des migrants.
En juillet 2013, quelque mois seulement après avoir été élu, Le Pape François s’était rendu sur l’île de Lampedusa pour fustiger “l’indifférence du monde face au drame des réfugiés” et avait lancé un appel universel à la solidarité envers ces peuples, renouvelé régulièrement depuis.
Notre Évêque, Mgr Turini, lance au niveau diocésain ce même cri d’alerte, pour ne pas laisser ces soeurs et frères dans le plus grand dénuement, en se basant sur des exemples concrets d’accueil réussi dans les Pyrénées-Orientales. Dans notre diocèse, trois familles ont accepté d’accueillir chez elles quatre réfugiés (africains, irakiens, Erythréen…). Leur décision fait suite à l’appel que le Pape François avait lancé après sa visite à Lampedusa en juillet 2013. Deux familles témoignent. D’autres réfugiés frappent à nos portes et cela peu interpeler certaines et certains parmi vous. Si vous décidez, comme ces 3 familles, de leur ouvrir vos maisons, prenez contact avec Mme Myriam Maistre au secrétariat de l’Évêché.*”

“Une expérience Enrichissante”

Deux familles du diocèse de Perpignan Elne qui accueillent actuellement des réfugiés d’Irak et d’Afrique, ont accepté de témoigner et de partager leur expérience de cette fraternité et d’un partage commun.
Nous savions que l’accueil d’un réfugié serait une aventure. Depuis l’arrivée d’Ammar, venu d’Irak, les découvertes, les imprévus avec tout ce que cela suppose comme adaptation, n’ont pas manqué. La principale difficulté a été la barrière de la langue : nous avons découvert qu’il y a autant de dialectes arabes que de pays, ce qui n’a pas facilité nos échanges. En revanche la pratique de l’Islam d’Ammar n’a pas été une contrainte ni une difficulté, il a simplement fallu s’adapter au régime hallal. Mais cette obligation d’adaptation est tout de même enrichissante, dans le partage des cultures, des modes de vie, des histoires croisées.”
“Depuis deux mois nous accueillons chez nous deux jeunes réfugiés africains. Certes, cela bouscule un peu notre rythme de vie mais leur jeunesse et attention nous réjouissent et nous invitent à changer nos regards. Cela nous permet de découvrir un autre culture et de nous enrichir mutuellement. C’est bien un échange que nous vivons avec eux dans un climat de confiance et de vie de famille”, Marc et Isabelle. 
* Contact au 04.68.35.20.65