La Porte Sainte s’est refermée et avec elle l’année de la Miséricorde

C’était il y a presque un an. Mgr turini, à l’appel du souverain pontife François à consacrer une année sainte de la Miséricorde, ouvrait symboliquement la Porte Sainte de la cathédrale Saint Jean-Baptiste pour marquer le début de cette période jubilaire. Cette année sainte est arrivée à son terme dimanche 13 novembre dans le diocèse de Perpignan et la Porte Sainte a été refermée lors de la célébration des vêpres par le Père Évêque.

La cérémonie a débuté par une procession, pour passer une dernière fois le seuil de la porte sainte et pouvoir la refermer sur une année riche de fraternité de solidarité et de spiritualité.  Plus de trois cents fidèles ont prié avec les psaumes et accueilli la parole du Christ avec l’Évangile de Luc.

Dans son homélie, monseigneur Turini est revenu longuement sur le sens et l’essence même de la Miséricorde de Dieu. En insistant sur le fait que Dieu est Miséricorde et l’un et l’autre étant indissociable. Que C’est alors dans la prière et l’échange avec le Père que l’on trouve les ressources pour accueillir au mieux son prochain et l’aimer, malgré tout. « Il est possible de contempler la miséricorde de Dieu et d’en faire notre style de vie : en partant de Lui, de ce qu’Il nous dit par Sa Parole dans notre sanctuaire intérieur dont nous gardons trop souvent les portes fermées.Il nous faut bien comprendre ceci : Si nous rencontrons vraiment, réellement  le Christ dans les Ecritures, alors nous sommes sûrs et certains de rencontrer le prochain dans la miséricorde. Car l’Ecriture nous dit qui est Le Dieu de Jésus-Christ et il se nomme MISERICORDE.
Le Pape émérite Benoît XVI affirmait : « La miséricorde exprime la nature toute particulière de Dieu, sa sainteté, son pouvoir de la vérité et de l’amour »
St Jean-Paul II disait au soir de sa vie « La Miséricorde n’est pas seulement un attribut de Dieu ; c’est véritablement son nom » et il complétait un peu plus tard en affirmant : « La miséricorde est le fil rouge de mon pontificat ».

Rencontre du Christ et rencontre du prochain sont liés et la miséricorde se joue dans ces deux rencontres.
Si nous rencontrons le Christ dans les Ecritures, nous rencontrons le prochain dans la miséricorde. La rencontre du Christ et la rencontre de l’autre dans le plus pauvres, les plus petits sont les deux faces de l’unique miséricorde, comme pile et face forment une seule pièce de monnaie. » « Nous découvrons dans l’Ecriture que la miséricorde c’est le cœur de Dieu qui veut aller sauver ce qui est le plus bas, le plus misérable, le plus loin de lui. Et dans l’Evangile Jésus veut ajuster notre cœur à celui de Son Père : « Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »

Pourquoi faire du bien à ceux qui nous haïssent, qui nous maudissent, qui nous calomnient ?

Pourquoi se laisser faire quand l’on vous agresse ? Tendre l’autre joue n’est pas évident ?

Pourquoi donner encore plus à celui qui, déjà, nous a tout pris ?

Pourquoi faire du bien à ceux qui nous font du mal ?

Bref, Pourquoi  aimer nos ennemis ?

Ce n’est pas en nous regardant nous-même que nous trouvons la réponse à ces interrogations du Seigneur, mais en le regardant Lui. »

La célébration s’est terminée en rendant grâce à Marie.

La fin de l’année Sainte sera officiellement célébrée le 20 novembre à Rome par le Pape François.

 

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