dimanche 22 octobre 2017

 

Les vocations

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Les vocations

Le mot « vocation » vient du verbe latin vocare qui signifie « appeler ». Dans la vie courante, ce mot désigne une attirance, une disposition ou un goût particulier pour une profession, un métier. Pour la foi chrétienne, le mot a un sens plus fort. C’est répondre à quelqu’un qui appelle. Plus précisément encore, c’est répondre à Dieu qui appelle quelqu’un à son service. Au cœur de toute vocation, il y a un acte de foi : Dieu ne cesse d’appeler ; c’est son secret ; sa générosité est sans limite. Cet appel retentit par le Christ, Fils du Père, qui appelle des disciples à le suivre.

Séminaristes

illustration seminaristesLes séminaristes sont de jeunes hommes qui ont répondu à l’appel du christ et se prédestinent au ministère de prêtre. Ils empruntent pour cela la voie d’un long cheminement initiatique qui leur permet de mieux appréhender cet appel.
La formation au séminaire dure au moins six ans. Pendant ces six années, les séminaristes vont discerner l’appel qui les a conduits à demander à entrer au mais aussi se former au niveau intellectuel, spirituel, humain et pastoral. Il s’agit donc d’une formation qui prend en compte les différentes dimensions de la personne et qui s’adapte à chacun.
Les parcours antérieurs des séminaristes sont en effet très divers. Les âges, qui varient de 18 à plus de 50 ans, en témoignent. Le type et le niveau d’études, les parcours professionnels, les mouvements d'Eglise côtoyés sont très variés. Le cheminement de chacun dans les quatre axes de la formation ne peut donc évidemment qu’être personnel.

La formation au séminaire se découpe en trois ou quatre étapes.
Les deux premières années constituent le premier cycle. C’est avant tout un temps de discernement, où chaque séminariste est amené à vérifier ses aptitudes et motivations à être prêtre. C’est aussi le temps de la formation philosophique, avec en outre une introduction à la formation théologique.
Le premier cycle est régulièrement suivi d’un stage d’un ou deux ans, marquant une césure dans la formation au séminaire : coopération à l’étranger, temps de volontariat en France ou études plus spécialisées. 
Les trois années suivantes au séminaire constituent le cycle de théologie. C’est un temps de maturation de la vocation et d’approfondissement de la formation, surtout dans le domaine de la théologie. C’est aussi le temps de l’engagement, jalonné par trois étapes majeures, avant que le séminariste fasse sa demande d'ordination. Il s'agit de l'admission parmi les candidats au ministère de prêtre (admission), de l'institution pour le service de la Parole (lectorat) et de l'institution pour le service de la prière communautaire et de l'Eucharistie (acolytat). Ces deux ministères institués, avec les ministères ordonnés, permettent de structurer l'Église, de servir sa triple mission qui rejoint celle du Christ venu enseigner, sanctifier, conduire l'humanité sur les chemins du Royaume de Dieu.
Cette étape de l'admission et ces deux ministères institués que sont celui de la Parole et celui de l'Eucharistie contribuent à la croissance de l'Église, notamment dans le cadre de la préparation des futurs prêtres. "Ainsi le corps se construit dans l'amour".
Vient ensuite l'ordination diaconale, en fin de second cycle ou en début d'année diaconale.
La dernière année, l’année diaconale, est une année de formation essentiellement pastorale, avec une semaine de formation par mois au séminaire, le diacre étant le reste du temps en mission auprès d’un prêtre (en paroisse et éventuellement un autre apostolat).
A l'issue de ces six années le candidat peut faire sa demande d'ordination presbytérale. La formation peut cependant parfois se poursuivre pour le jeune prêtre, qui approfondit un domaine suivant la demande de son évêque.
Source : seminairesaintcyprien.catholique.fr

Prêtres

illustration pretresLa vocation sacerdotale : un don et un mystère « L’histoire de ma vocation sacerdotale ? C’est Dieu surtout qui la connaît.  À son niveau le plus profond, toute vocation sacerdotale est un grand mystère, c’est un don qui dépasse l’homme infiniment. Nous tous, prêtres, nous en faisons clairement l’expérience dans toute notre vie. Devant la grandeur de ce don, nous savons combien nous sommes déficients. »  Saint Jean-Paul II, extrait de Ma vocation, don et mystère, pp. 15-16
La vocation est le mystère de l’élection divine : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16). « Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron » (He 5, 4). « Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu ; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré ; comme prophète des nations je t’ai établi » (Jr 1,5). Ces paroles inspirées ne peuvent qu’éveiller une crainte profonde en toute âme sacerdotale.
C’est pourquoi, dans les circonstances les plus diverses – par exemple à l’occasion des jubilés sacerdotaux –, lorsque nous parlons du sacerdoce et que nous en témoignons, nous devons le faire avec une grande humilité, conscients que Dieu « nous a appelés d'un saint appel, non en considération de nos œuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce » (2 Tm 1, 9). Nous nous rendons compte en même temps que les mots humains ne peuvent traduire la grandeur du mystère que porte en soi le sacerdoce. » Saint Jean-Paul II, extrait de Ma vocation, don et mystère, pp. 15-16
Source : mavocation.org

Diacres

illustration diacre"Pour recevoir le Christ, il nous faut des hommes qui par le sacrement de l'Ordre soient configurés à ce Chemin pour être signe, présence du Dieu Père. Pour cela il faut que des hommes acceptent d'entendre au fond de leur cœur cet appel : "veux-tu être diacre ?" et osent répondre "me voici" dans une disponibilité totale. Les diacres tiennent la place de Celui qui s'est mis à genoux pour laver les pieds de ses apôtres. (…) Le Christ est serviteur pour que l'homme devienne homme ; jour après jour nous vivons cet enfantement par Dieu à ce que nous sommes vraiment (…) et le diacre est celui qui participe à cet enfantement pour que chacun devienne divinisé, transformé par cette action de Dieu. Le ministère diaconal est d'abord ce ministère du service pour accomplir ce service dans une charité pour le peuple de Dieu. Ce ministère c'est aussi de recevoir l'offrande du peuple saint, c'est de recevoir l'offrande de nos vies pour la conduire sur l'autel du Seigneur en ce pain, pour que le Seigneur en fasse son Corps.  Le diacre est celui qui nous dit que l’avènement de la Charité est la Paix. Le ministère du diacre ne se comprend et ne se vit dans un cœur d'homme que quand c'est l'autre dans son attente et dans son chemin qui a la première place dans la réflexion et le discernement du ministre ordonné."
Source : mavocation.org

Témoignages

Devenir prêtre !

temoignages damien de ricard

Devenir prêtre, c’est servir le Christ, l’Eglise et toutes les personnes qui nous seront confiées.
Mais pour le devenir, nous devons apprendre à prier, étudier,
apprendre à vivre en communauté, et apprendre pendant nos
insertions pastorales en paroisse.
Comme Marie qui a dit un grand «oui» pour accueillir en son sein Jésus, nous apprenons à dire comme Elle un grand «oui» chaque jour de notre vie.
Et pour dire ce «oui», je suis heureux de penser que vous aussi vous servez l’Eglise en priant pour vos six séminaristes, tout en participant au coût de leur formation. Cela réjouit mon coeur et me donne du courage.
Ainsi grâce à votre soutien, par vos prières et votre aide financière, nous sommes tournés vers l’essentiel: par Jésus et Marie, devenir les prêtres que vous attendez.
En union de prière. », Damien de Ricard, séminariste

temoignages vincent benito
Je m’appelle Vincent Benito, j’ai 23 ans et je suis en 2ème année de Philosophie au séminaire St Cyprien de Toulouse. J’ai grandi à Perpignan, puis après avoir obtenu mon Bac, j’ai fait une licence professionnelle dans le domaine des Réseaux et Télécommunication à Blagnac. La dernière année étant en alternance, j’ai donc pu vivre une petite expérience professionnelle qui m’a permis de grandir en maturité, en responsabilité et d’apprendre à travailler avec les autres. Suite à cette expérience professionnelle et après avoir obtenu mon diplôme, j’ai pris la décision avec l’aide du Seigneur et de mon accompagnateur spirituel, que c’était le bon moment pour discerner cet appel à devenir prêtre, idée qui me trottait dans la tête depuis quelque temps. Je suis donc partie en année de discernement, dite de « propédeutique » à Aix en Provence avec 2 autres jeunes du Diocèse. Depuis l’Age de 7 ans je suis dans le scoutisme, à St Joseph chez les Scouts et Guides d’Europe et cette pédagogie m’a permis de me faire grandir en tant qu’homme et de me faire avancer dans ma foi et dans mon parcours de jeune chrétiens. C’est lors d’un camp scout que je suis allé vers le prêtre qui nous accompagnait pour lui demander ce qu’était le sacerdoce et qu’elle était la mission du prêtre. Tout en pensant à la vocation de devenir Père de famille, je ne voulais pas passer à côté de cette vocation de devenir prêtre, c’est pour cela que j’ai voulu creuser cette question avec l’aide d’un accompagnateur spirituel et puis surtout dans la prière avec notre Seigneur Jésus Christ. C’est en se mettant à l’écoute du Seigneur que l’on peut discerner, réfléchir, se former et avec la grâce de Dieu répondre un jour « me voici », Vincent Benito, séminariste

temoignages christian Bruillo
« Dieu s’est fait homme pour nous rejoindre, et pour que nous puissions le rejoindre à travers notre humanité. Le désir de Dieu et d’infini est au coeur de chacun.
Dans un monde que l’on dit sécularisé, loin de Dieu et loin des hommes, il faut garder à l’esprit ces réalités pour annoncer ou réannoncer l’Évangile aujourd’hui. Quelles que soient les situations de vie que nous rencontrons, ces situations sont autant d’espaces où le Christ veut et peut se manifester, où le Christ veut et peut engager l’Homme vers sa Vie. Demeurer disponible à l’Esprit du Christ pour aider humblement à promouvoir une Rencontre qui peut changer l’Homme et le monde, peut résumer l’engagement qui est le mien.
Cette disponibilité suppose la grâce de la curiosité… La curiosité n’a rien d’un « vilain défaut » lorsqu’elle engage vers des études qui aident à promouvoir cette Rencontre. Quant au « moteur » de cet engagement, il est dans la Joie de la Rencontre. Une joie qui se propage avec une puissance de régénération et de vie pour vous atteindre et vous transformer chaque fois davantage, pour vous conduire chaque fois plus loin : cette Joie, c’est le Christ. Vous hésitez encore ? », Père Christian-Marie Burillo Henric, curé d’Osséja

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