L’histoire du diocèse

L’évêché d‘Elne est mentionné dès Ie VIe siècle à l’occasion des conciles provinciaux de Tolède et du sud de la Gaule. Au moment des invasions arabes, au VIIIe siècle, toute trace d’institution ecclésiastique disparait. La reconquête présidée par Charlemagne voit la restauration du diocèse. ll fera partie du pays catalan, après la déclaration d’indépendance des comtes catalans, au moment de l’élection de Hugues Capet. Le diocèse d’Elne était alors réparti sur le comté de Roussillon, le comté de Conflent et la vicomté du Vallespir. Le moyen-âge vit un essor important des monastères bénédictins (St Michel de Cuxa, St Martin du Canigou, Arles sur Tech, St Génis, etc…). Au moment de l’érection du royaume de Majorque dont Perpignan était la capitale, fut commencée la construction de la Collégiale Saint Jean, future cathédrale de Perpignan.

En 1601, Clément VIII transféra la résidence de l’évêque et du chapitre d’Elne à Perpignan. L’évêque d’Elne, Mgr Onuphre Réart, accompagné du chapitre, présida la translation des reliques des Saintes Eulalie et Julie, vierges martyres, de la cathédrale d’Elne à celle de Perpignan, le 2 juillet 1602 (Martyrologe, 2 Juillet, fête de cette Translation). Jusqu’alors, Elne relevait de la métropole de Tarragone.

A l’occasion du conflit entre la France et l’Espagne l’évêché d’Elne resta vacant de 1643 à 1669. Plusieurs années après le traité des Pyrénées (1659), le Roi de France eut la nomination des évêques d’Elne. Le premier évêque français fut Mgr Louis-Habert de Montmort. En 1678, cet évêché releva de l’archevêque de Narbonne. Le dernier évêque d’Elne au moment de la révolution française, Mgr de Leyris d’Esponchez, mourut en exil.

A la suite du Concordat de 1801, Pie VII, dans sa Bulle <<Qui Christi Domini » (3 décembre 1801), prononça l’extinction de l’ancien diocèse d’Elne. Le département des Pyrénées-Orientales fut réuni à celui de l’Aude pour former le nouveau diocèse de Carcassonne, érigé par la même Bulle. Par la Bulle << Commissa divinitus » du 6 aout 1817, Pie VII rétablissait le siège épiscopal qu’il fixait à Perpignan, en le déclarant <<sub invocatione S.Joannis Baptistae». L’ancien titre « Elnensis » fut pourtant conservé pour désigner en latin le nouveau diocèse de Perpignan. Celui-ci a gardé sainte Eulalie et sainte Julie (10 décembre), patronnes de l’ancien diocèse d’Elne, comme patronnes principales, concurremment avec saint Jean-Baptiste (24 juin) ; Saint Gaudérique (16 octobre), est patron secondaire du diocèse.

Depuis 1822, le diocèse de Perpignan appartenait a la province ecclésiastique d’Albi. Depuis le 8 décembre 2002, il fait partie de la province de Montpellier. Il est rattaché à l’lnstitut Catholique de Toulouse (1876).

Le diocèse actuel, qui est inscrit dans les limites du département des Pyrénées Orientales comprend l’ancien diocèse d’Elne, une partie de l’ancien diocèse d’Alet (supprimé en 1801) (Capcir et Fenouillèdes), ainsi qu’une partie du diocèse de La Seu d’Urgell (Cerdagne française). ll comptait autrefois deux archidiaconés (Conflent et Saintes Eulalie et Julie), trois archiprêtrés territoriaux (Saint Jean Baptiste, Prades, Céret) et un archiprêtre d’honneur (Elne). Depuis la réforme issue du Synode diocésain de 2008, le diocèse est organisé en 22 communautés de paroisses, et 4 doyennés.