Le 5e Évangile, correspondance d’Henri Vergès

La pièce de Théâtre qui retrace la pensée du frère mariste, natif de Matemale, assassiné en Algérie en 1994, sera jouée les 24 et 25 avril en Capcir et au Parc Ducup. 

« Dieu m’a simplement envoyé semer la graine dans tel champ choisi par Lui, semer donc la paix en Lui, Lui laisser le soin de la croissance, comme dans la vie de Jésus lui-même. »
Vingt trois ans après sa mort, ces paroles du frère mariste Henri Vergès, assassiné en mai 1994 en Algérie, résonnent avec puissance dans nos coeurs et illustrent bien le combat et la mission qu’a été sa vie. Ce jusqu’au bout, même dans un contexte de tension extrême. Frère Henri, comme tous les autres religieux qui ont été assassinés dans la période de terreur menée par le GIA en Algérie au milieu des années 90, aurait pu rentrer en France pour se mettre à l’abri. Il avait fait lui aussi le choix de rester malgré tout, par souci des autres et loyauté envers le peuple algérien.

Le 5e Évangile, correspondances d’Henri Vergès, pièce de Théâtre d’Adrien Candiard et Francesco Agnello, rend hommage à ce natif de Matemale qui a voué son existence à faire le bien et répandre l’amour du christ. Elle sera jouée lundi 24 avril 2017 à 18 h à la salle commune de Matemale, et le lendemain mardi 25 avril  à 14 h 15 et à 20 h 30 à la chapelle Saint Jean Paul II du Parc Ducup.

Pendant une heure, le comédien Jean-Baptiste Germain, assisté du metteur en scène Francesco Agnello, interprète le texte écrit par le frère Adrien Candiard, dominicain, auteur des dialogues de la pièce “Pierre et Mohamed”. En s’inspirant de la vie et des écrits du frère Henri, il a imaginé le personnage d’Ahmed, ancien élève d’Henri au lycée de Sour-El-Ghozlane, qui, depuis Damas où il est en poste comme jeune diplomate, entre en relation épistolaire avec son ancien professeur de mathématiques.
À travers 7 lettres, 4 d’Ahmed et 3 d’Henri, les auditeurs découvrent les traits essentiels du religieux éducateur qu’a été le frère Henri : son amour des jeunes, spécialement de ses élèves, un amour enraciné dans celui de Jésus et de Marie, son respect de chacun, son souci d’accompagner les plus faibles, sa disponibilité joyeuse au service de tous, sa volonté de dialogue, son amour du travail, sa volonté d’inculturation (étude de l’arabe et lecture du Coran), son style de vie simple et pauvre, son désir d’aider les jeunes algériens à aimer leur pays…